Une Voie: Bagua Nei Gong

J’ai démarré il y a quelques temps la pratique du Bagua Zhang, notamment son NeiGong, partie du système qui tend à équilibrer et maintenir le corps dans de bonnes dispositions métaboliques et structurelles.

 

Bagua
Le Bagua: les “Huit Formes” ou “Huit Permutations”

 

Le Bagua Zhang est un art martial assez difficile à cerner, venu vraisemblablement du nord de la chine.
Je n’ai pas vraiment tous les détails de son historique, mis à part les lignes les plus grandes:
On le voit vraisemblablement sortir de sa discrétion à partir du 18ème siècle, par l’intermédiaire d’un certain Dong Hai Chuan, qui aurait participé à le systémiser. Les choses étant ce qu’elles sont avec l’histoire, il est en vérité difficile de porter un regard clair sur l’art dans son évolution au cours des siècles. je suppose que j’en saurais plus, au fur et à mesure de mon cheminement.

En tout cas, on sait qu’il est arrivé jusqu’à aujourd’hui et qu’il m’est “tombé dessus”: au fond, c’est en ce qui me concerne le “nœud de l’affaire”.

C’est par l’intermédiaire de mes études en Zheng Gu Tui Na (Traitement orthopédique chinois) j’ai pu rencontrer des pratiquants susceptibles de m’apporter détails et conseils de pratique en la matière. J’avais déjà eu l’occasion de pratiquer des marches circulaires qui ne sont pas en lien direct avec le bagua. Cependant, dans le cadre du Zheng Gu, j’ai trouvé de nouveaux éclairages sur le sujet et je suis enthousiaste à l’idée de les mettre en pratique.
J’ai donc la possibilité d’étudier le Liang Zhen Pu BaguaZhang aidé et conseillé par Pascal Jauffret, élève de Tom Bisio, lui-même élève notamment de Hung I-Hsiang.
Tom Bisio semble actuellement suivre les pratiques de plusieurs experts en XingYiQuan et Baguazhang, notamment (en ce qui concerne le Bagua) Gao Ji Wu et Zhao Da Yuan.

Ces noms actuellement restent flous en information: je n’irai donc pas plus loin sur le sujet.
Simplement ai-je appris que la famille Hung, notamment composée de trois frères s’est démarquée dans la pratique du baguazhang, du xinyiquan et du taijiquan, trois méthodes dites “internes” qui portent sur une compréhension fine des mécaniques dynamiques et statiques humaines.

Je ne suis pas particulièrement tourné vers la part martiale de l’art, a priori,  même si je n’ai rien contre.
La raison première pour laquelle je me suis mis à l’étude provient de mon besoin de corriger et de soigner mes désordres structurels, notamment des problèmes de dos qui me dérangent depuis désormais 8 ans et qui sont en passe de fortement se voir améliorés. J’ai eu l’occasion de demander à Robert Allen Pittman (que j’avais rencontré lors de l’AikiTaikai de 2014), vraisemblablement élève de Hung I Mien, si la pratique du bagua pouvait me permettre de réformer mes structures et d’améliorer ma santé. Il me répondit par l’affirmative et m’invita a bien respecter mon corps lors de la pratique et de bien discipliner mes postures.
C’est ici l’occasion de le remercier de ses conseils.

Il faut cependant le dire, mes pratiques antérieures personnelles répondent bien à l’aspect martial du Bagua, et je suis curieux de découvrir ses méthodes et fonctionnements. Question d’intuition.

J’ai un grand plaisir à pratiquer le Bagua Zhang, et je pratique régulièrement et journellement les huit postures de son Neigong dans sa marche circulaire (ding shi), m’employant à me former à cette étrange “marche dans la boue” (Tang Ni Bu) qui, quand on a la chance de posséder une grille de lecture médicale extrême-orientale, prend de nombreux sens biomécaniques et métaboliques.
Je pratique chaque jour différemment, car à travers cette pratique, il s’agit pour moi de laisser libre-cours à mes dynamiques internes, respectant ainsi l’optique générale de la médecine chinoise qui consiste à considérer qu’un corps en bonne santé est un corps en “mouvement perpétuel”, libéré de ses blocages et tensions.

Allant et venant, changeant de sens et vrillant doucement, j’effectue donc les “permutations des paumes” tranquillement, cherchant par là à amener mon corps à se détendre et se nourrir dans un équilibre dynamique.
Et je suis assez satisfait de constater que cette pratique me va très bien, elle semble résonner avec mes problématiques comme mes “avantages” et “compétences”: rien à redire!

J’ajoute actuellement à cette méditation dynamique, des exercices statiques de Qigong et Neigong, ainsi que quelques postures de Yoga.
J’ai également la possibilité de pratiquer quelques postures du XingYiQuan, “méditation sur la ligne” complémentaire à cette “méditation sur la courbe” qu’est le Baguazhang.

Je tenais à remercier Pascal Jauffret pour m’avoir donné explications, livre et conseils sur le sujet. Je pense continuer à pratiquer le plus longtemps possible pour affirmer les bienfaits du bagua et les approfondir.

A suivre..

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *