Passés diversifiés.

Depuis toujours la science a tendance à attacher plus d’importance à ses propres théories qu’aux faits eux-mêmes. Les théories sont bâties sur des faits pour expliquer la réalité, mais dans ce processus, d’autres faits sont mis de côtés. Des faits nouveaux peuvent également faire évoluer les théories, mais on les ignore généralement: on les appelle des “anomalies”, c’est-à-dire des phénomènes qui ne cadrent pas avec les théories.

Au cours des 150 dernières années, les archéologues et les anthropologues ont littéralement caché autant de faits qu’ils en ont mis à jour. On appelle ça le filtrage des connaissances: c’est une caractéristique fondamentale de la science et même de la nature humaine.
L’Homme a tendance à mettre de côté ce qui ne cadre pas. En matière de science, on s’aperçoit que les faits qui ne cadrent pas avec le paradigme admis sont souvent éliminés.
On ne les enseigne pas, on n’en débat pas et les personnes ayant fait des études scientifiques n’en entendent généralement pas parler.

[…] Ce n’est pas nécessairement une conspiration délibérée, au sens où des gens se réuniraient dans une pièce enfumée et décideraient de tromper sciemment les gens. C’est plus une autocensure qui se fait de manière spontanée au sein de la communauté scientifique. Quand un élément contredit la théorie dominante, les gens décident spontanément de ne pas en parler, de ne pas le révéler. ce qui signifie que la science ne peut plus progresser comme on pourrait l’espérer.

 

Voilà un documentaire intéressant, bien qu’il demande d’être approfondi ne serait-ce que pour retrouver les études et vérifier les sources. Il soulève une problématique de taille sur les difficultés de l’humain vis à vis de la réalité et des faits.
J’en tire comme considération combien parfois les remises en questions qui nous sont demandées peuvent être violentes au point d’aller nous pousser jusqu’au déni, voire le rejet inconscient ou conscient.

En dehors des informations diffusées dans le documentaire, j’ai bien apprécié les commentaires sur les mécaniques d’auto-censure dans le domaine scientifique.
Ils m’ont semblé très pertinents pour décrire combien les notions de vrai et de faux, de correct et incorrect sont relatives et combien une étude scientifique ne peut pas nous assurer de quoi que ce soit, même parfois de la plénitude des faits.

La Science qui semble a priori être le garant de l’objectivité se voit elle aussi mêlée à la sociologie des masses, à l’effet de groupe et aux mouvements de l’âme: l’agent purement scientifique comme l’agent purement économique n’existent pas, tout le monde a sa tendance déraisonnable.

La tentation de la croyance et du confort de la certitude sont si grandes.. Difficile de ne pas s’y laisser enfermer.

Paradoxe, une fois de plus: le savoir semble un mariage subtil entre le vrai et le faux, deux termes qui ne peuvent être réels que s’ils détiennent chacun leur dose nécessaire de relativité et si on les apprivoise en les confrontant l’un, l’autre.

En attendant, que l’on soit d’accord ou non avec les idées du documentaire, il a le mérite de nous rappeler que le passé reste un espace mystérieux et tout aussi incertain que demain..

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