Amers

… Et puis il y a la solitude. Il y a le sentiment d’un cœur vide quand un espace s’y crée, comme une absence. D’un deuil ivre quand un espoir y meurt dans une transe. Un spasme dernier s’évanouit.
On va chercher dans l’art un onguent, muet de vocabulaires propres, rempli de couleurs, de sons. Que la musique est belle! Comme un souvenir perdu, les notes s’enchaînent sans prévenir.
Elles font un espace au milieu de tant d’images, et l’espace apaise le monde des idées, une méditation s’opère. Je ne pense plus à hier.
Je voudrais un rideau de musique sur mon ventre tordu pour oublier ma honte et ma peine, mêlées de près. Je voudrais que tu te souviennes, au détour d’un moment donné.
Reste le temps passé, le quotidien qui blesse bien qu’il oriente.
Où peut il aller?

 

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