Mouvement? Il semble fixe.
Fixe? Il se déforme.
Derrière cette considération technique, il est mille questions plus profondes qui viennent nous tourmenter, après quelques clichés: qu’est-ce qui est vivant? Qu’est-ce qui ne l’est pas? Où s’arrête le mouvement et où commence-t-il?
Reste à reprendre l’appareil pour d’autres essais…
Cependant, dès qu’on a mis le doigt (ou l’œil) sur cette mécanique, le monde paraît différent et ne sera jamais le même: c’est peut être ça aussi la photographie?
L’humain en tout cas se révèle une quête à travers l’œil, dès qu’on s’intéresse plus intimement à lui. L’environnement se fait troubadour des moments passés, des lignes anonymes.
C’est fascinant, presque obsédant pour celui qui va un peu plus loin que le regard.
Jolan Berard fait partie de ces individus concernés par cette réalité: il en fait actuellement son étude, sa recherche personnelle.
Je vous conseille de vous pencher sur son travail fin, de vous laisser aller à voir la dynamique derrière le fixe, les nuances derrière le noir et blanc, le bouillon de vie derrière des instants fugaces.
Ses thèmes se portent sur l’humain-corps et l’humain-environnement, avec quelques passages tournés vers la nature, mystère qui le saisit et qui sait bien se défendre…
“Reflets d’ombre”, Auteur: Jolan Berard.
L’équilibre de la forme entre les ombres est saisissante..
Si pour vous une ligne n’est pas qu’une ligne, vous gagnerez à visiter son site.
Pour ma part, je me sens concerné.
Ci dessous, la présentation de son dernier travail, “Animalis”.
